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Par Maître Serge Pautot avocat au barrreau de Marseille
Ces deux termes qui reviennent
fréquemment dans les échanges commerciaux ne sont pas toujours
très clairs. Mal définis, utilisés à contresens, ils peuvent
entraîner des chicanes, voire des procès.
1°/ Votre reçu mentionne : « à titre d’acompte »
Pour le Code Civil, la vente est
parfaite, vous êtes propriétaires de la « chose » même si vous
n’en prenez possession qu’en réglant le solde, sauf en cas de
force majeure, chacun doit exécuter le contrat. L’acheteur, en
payant le prix convenu, le commerçant en livrant l’objet
commandé. Celui qui ne respecte pas ses engagements peut être
condamné à des dommages et intérêts.
2/ Votre reçu mentionne : « à titre d’arrhes ».
Les parties ont la possibilité de
changer d’avis sans avoir à s’en expliquer. Le client qui
renonce à son achat abandonne l’à-valoir. Le vendeur qui ne
fournit pas l’article ou le service convenu, rembourse le double
de ce qu’il a touché.
3/ Votre reçu ne mentionne que le prix total et le montant du
premier versement, par exemple : animal 7.000 F - reçu 2.000 F
En cas de contestation, les
tribunaux chercheront à savoir qu’elle était l’intention des
parties au moment où elles ont passé le contrat.
On admet ainsi que la somme
laissée sous le nom « d’arrhes » pour l’achat d’un animal est un
acompte. Il en est de même lorsque les conditions de vente
mentionne que la commande a un caractère définitif.
CONSEIL :
Mettez-vous d’accord avec le
vendeur sur la signification que vous entendez donner au
contrat. Si vous désirez renoncer à votre commande, faîtes
préciser la date à laquelle vous serez définitivement engagé.
Faites encore inscrire la date de livraison sur le reçu.
Vous saurez à partir de quel moment vous pouvez récupérer le
double de vos arrhes ou réclamer une indemnité si l’animal n’est
pas livré.
Il n’existe pas de règle
concernant le pourcentage des arrhes ou des acomptes. C’est à
définir entre l’acheteur et le vendeur au moment de la commande.
M° Serge PAUTOT |