|
Question N° : 11993
|
de M. Bacquet Jean-Paul (
Socialiste - Puy-de-Dôme ) |
QE |
|
Ministère interrogé : |
agriculture,
alimentation et pêche |
|
Ministère attributaire : |
agriculture,
alimentation et pêche |
|
|
Question
publiée au JO le : 17/02/2003 page : 1131
|
|
|
Réponse
publiée au JO le : 19/05/2003 page : 3848
|
|
Rubrique : |
animaux
|
|
Tête d'analyse |
élevage
|
|
Analyse
: |
éleveurs canins. revendications |
|
Texte de la QUESTION :
|
M. Jean-Paul
Bacquet attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture,
de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales sur les
conditions d'exercice des éleveurs canins. En effet, ceux-ci
sont considérés comme ayant une activité agricole, cotisent à la
mutualité sociale agricole, etc. Ils considèrent qu'il y a une
véritable anomalie dans le fait qu'ils ont les mêmes contraintes
mais qu'ils n'ont droit à aucune aide en matière d'installation.
De plus, les mises aux normes imposées aujourd'hui demandent des
investissements particulièrement onéreux. Il lui demande en
conséquence de lui préciser quelles sont les mesures qu'il
entend mettre en place pour ce type d'activité. |
|
Texte de la REPONSE : |
Conformément aux termes de la circulaire DEPSE/SDEA/C 2002-7025
du 5 juin 2002, les aides à l'installation peuvent être
accordées aux éleveurs de chiens sur la base d'une affiliation
auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA) au titre de
l'article R. 343-4 du code rural, c'est-à-dire la moitié de la
surface minimum d'installation définie pour chaque département
ou partie de département ou son équivalent en temps de travail
en application des articles L. 722-4 et 5 du code rural. Le
projet du jeune agriculteur devra comporter une étude de marché
mettant clairement en évidence les capacités d'écoulement des
chiens sur le marché ou éventuellement des contrats de vente
avec des revendeurs. En outre, les élevages de chiens étant
soumis à la réglementation des établissements classés, le jeune
agriculteur doit soumettre son projet aux services vétérinaires
préalablement à son examen par la Commission départementale
d'orientation agricole (CDOA).
|
|
|
Question N° : 19951
|
de M. Chassaigne André (
Député-e-s Communistes et Républicains - Puy-de-Dôme ) |
QE |
|
Ministère interrogé : |
agriculture,
alimentation et pêche |
|
Ministère attributaire : |
agriculture,
alimentation et pêche |
|
|
Question
publiée au JO le : 09/06/2003 page : 4375
|
|
|
Réponse
publiée au JO le : 29/09/2003 page : 7459 |
|
Rubrique : |
animaux
|
|
Tête d'analyse |
élevage
|
|
Analyse : |
éleveurs canins. revendications |
|
Texte de la QUESTION :
|
M. André Chassaigne attire
l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de
l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales sur les
difficultés que connaissent les petits éleveurs d'animaux
domestiques. Alors qu'un très grand nombre de chiens est élevé
et vendu chaque année par des particuliers en dehors de tout
contrôle sanitaire, créant ainsi les conditions d'une réelle
concurrence déloyale, les petits éleveurs, souvent des
passionnés, sont soumis à des conditions réglementaires
extrêmement strictes, qui risquent d'ailleurs d'être amplifiées
par des projets de décret : un projet, relatif à la vente et aux
activités liées aux animaux de compagnie, risque de renforcer
considérablement les modes d'élevages industriels au détriment
des élevages artisanaux ; un autre, relatif à la tenue des
livres généalogiques, inquiète ces mêmes éleveurs soucieux de
maintenir la qualité de leurs élevages. En outre, la mise aux
normes sanitaires exige aujourd'hui des investissements d'un
montant beaucoup trop lourd pour les petits éleveurs. Ils ont
ainsi aujourd'hui la désagréable impression d'être écrasés par
la double concurrence des élevages industriels et des « élevages
» domestiques. Leurs difficultés sont amplifiées par le fait
qu'ils ne touchent aucune prime d'installation ni de subventions
de la part des autorités publiques. En conséquence, il lui
demande ce qu'il compte faire pour aider cette filière et
quelles mesures il compte prendre pour soutenir ces petits
éleveurs en grande difficulté. |
|
Texte de la REPONSE : |
Deux projets de décrets sont en cours d'élaboration actuellement
en matière d'élevage canin. Le premier projet vise à réglementer
la promotion et l'amélioration des races. Le fonctionnement des
fédérations chargées de la gestion de la génétique et des
populations des chiens et des chats de race sera ainsi amélioré
au plan administratif. Une commission scientifique et technique
devrait être mise en place afin d'assurer le rôle dévolu aux
comités consultatifs pour les espèces canine et féline de la
commission nationale d'amélioration génétique créée par la loi
sur l'élevage du 28 décembre 1966. La participation
pluridisciplinaire des professionnels dans le fonctionnement des
fédérations sera permise par l'intégration des structures
représentant les métiers liés aux chiens et aux chats et des
secteurs de la génétique, de la zootechnie et de la médecine
vétérinaire.
L'utilisation du terme pedigree reposera sur un document
justifiant l'inscription d'un chien au livre généalogique
français, ainsi que sa généalogie et sa valeur génétique. Cette
procédure permettra une harmonisation du pedigree avec celui
utilisé dans les Etats membres de l'Union européenne.
Un système d'autorisation à la reproduction sera instauré
et se fondera sur une confirmation consistant à s'assurer
que l'animal est conforme au standard de sa race d'un point de
vue morphologique et comportemental et qu'il n'exprime pas de
tare génétiquement identifiée et transmissible au sein de sa
race. Une sélection d'élite des reproducteurs pourra ainsi
s'appuyer sur la valorisation des chiens reconnus génétiquement
améliorateurs des races par le biais de grilles de sélection
progressive intégrant un maximum de sujets au sein des
populations des races concernées et selon un ou plusieurs
critères génétiques pertinents. L'affixe devrait retrouver sa
valeur liée à la traçabilité des élevages français et des
reproducteurs utilisés.
Le deuxième décret sera pris en application de la loi du
6 janvier 1999, qui avait pour objectif essentiel de moraliser
les activités liées aux animaux de compagnie. L'élevage peut
être exercé à la fois par des professionnels et des « amateurs »
ou « semi-professionnels » et requiert incontestablement une
éthique et une qualification qui doit être attestée,
conformément à l'article L. 214-6 du code rural, par un
certificat de capacité. Le décret n° 2000-1039 du
23 octobre 2000 a déjà permis de détailler les modalités
d'obtention de ce certificat de capacité. Le projet de décret a
donc pour objectif de préciser l'ensemble des obligations en
matière de déclaration des activités, d'aménagement et de
fonctionnement, d'exigences sanitaires et de protection animale
relatives aux locaux et aux soins à apporter aux animaux. Le
législateur a souhaité également définir ce qu'on entend par
élevage de chiens ou de chats, c'est-à-dire une activité
conduisant à la vente de plus d'une portée par an. Dans un
contexte où de plus en plus de particuliers manifestent leur
désarroi après l'achat d'un animal de compagnie à l'origine mal
définie ou présentant des problèmes sanitaires, et où les
problèmes liés au trafic des chiens et des chats apparaissent
comme une préoccupation du public, l'exigence
d'une conformité des élevages et de la vente aux termes de la
réglementation à venir permettra d'améliorer le bien-être des
animaux et d'apporter davantage de transparence dans le commerce
des animaux de compagnie. Il sera de nature à valoriser
l'élevage français dans la perspective d'entrée dans l'Union
européenne de plusieurs pays de l'Est, gros producteurs de ces
animaux. Les services du ministère de
l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires
rurales travaillent dans le sens de l'adaptation aux élevages de
petite taille de l'ensemble des prescriptions, l'activité
d'élevage de chiens en France constituant une activité
économique non négligeable qui permet de développer la
pluriactivité en milieu rural. |
|